Rentrée scolaire

mardi 1er septembre 2015
par  Le Président

En ce jour de rentrée scolaire dont de très nombreux établissements portent le nom de Victor Hugo, il nous a semblé qu’on se devait de rappeler l’engagement qui fut le sien dans sa lutte contre l’ignorance et pour une éducation obligatoire, gratuite et laïque ; engagement qui doit demeurer présent aujourd’hui encore, avec le retour en force de l’obscurantisme, et le démantèlement des collèges, dans les pensées des enseignants comme des parents.

« Savoir c’est pouvoir.
Pour faire un citoyen commençons par faire un homme.
Quand on n’a pas en soi la lumière intérieure que donne l’instruction
on n’est pas un homme 
on n’est qu’une tête du troupeau humain mené par le maître
tantôt à la pâture tantôt à l’abattoir.
La liberté commence où l’ignorance finit. »

Victor HUGO, Œuvres politiques complètes.


Commentaires

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Rentrée scolaire
samedi 30 avril 2016 à 00h19 - par  Salaves

Victor Hugo était présent lors de funérailles en 1877 d’Adolphe Thiers, le responsable du massacre de la commune.
Présent comme toute la bourgeoisie, même celle de gauche dont il faisait partie, qui se voulait républicaine, radicale et laïque, mais pas beaucoup plus.

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mercredi 6 juillet 2016 à 17h55 - par  Le Président

Vérification faite, Victor Hugo était bien aux obsèques de Thiers.
Dans ses notes regroupées sous le titre : Carnets- Albums-Journaux, on lit à la date du 8 septembre de l’année 1877 ceci :

Aujourd’hui enterrement de Thiers. J’y suis allé. Trajet à pied de la maison place Saint-Georges à Notre-Dame de Lorette ; de là au Père-Lachaise par les boulevards. Foule immense. Discours médiocres. Il y a des choses touchantes, la bannière de Belfort.

Victor Hugo, Œuvres politiques complètes, Carnets-Albums-Journaux : 1820-1885, Editeur Jean-Jacques Pauvert, 1964, p. 1503.

Dans ces jours-là Hugo terminait la rédaction et les corrections de son livre L’Histoire d’un crime qui parut le 1er octobre, et dont 70 000 exemplaires furent vendus dès le 11 octobre.

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dimanche 22 mai 2016 à 17h48 - par  Salaves

On peut trouver une référence à la présence de Hugo aux obsèques de Thiers à cette page :

http://www.juliettedrouet.org/lettres/spip.php?page=article&id_article=969#.VzJggOQ9TVs

Personnellement, je l’avais souligné dans le livre du philosophe Jean-Claude Michéa, « Les mystères de la gauche » Page 64, édit. Flammarion.

Victor Hugo que JC. Michéa considère comme le plus « sublime des écrivains français de gauche » dans un de ses autres livres « Le complexe d’Orphée », (page 36, même éditeur).

Mais Michéa n’est ni de gauche ni de droite.

Il difficile de trouver une autre source de cet évènement sur le net.

Citation :

« J’ai toujours éprouvé pour cet illustre homme d’État, pour cet éminent orateur, pour cet historien distingué, pour cet écrivain médiocre, pour ce cœur étroit et petit, un sentiment indéfinissable d’enthousiasme, d’aversion et de dédain » (Victor Hugo)

Source : http://www.wikiberal.org/wiki/Adolphe_Thiers

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Rentrée scolaire
dimanche 11 octobre 2015 à 04h54 - par  Le Président

Hugo, encore et toujours…

Jean-Luc Mélenchon dans son blog du 9 octobre, ( noreply@jean-luc-melenchon.fr ) pour illustrer sa réponse au Premier ministre à propos des revendications des salariés d’Air France, a lu, politiquement très à propos, un remarquable extrait du livre Les Misérables.

Parce que nous trouvons le sens et l’opportunité heureuse de ce passage, pour ceux qui voudraient le retrouver dans l’œuvre colossale de Victor Hugo, nous le reproduisons avec les références.

« En 93, selon que l’idée qui flottait était bonne ou mauvaise, selon que c’était le jour du fanatisme ou de l’enthousiasme, il partait du faubourg Saint-Antoine tantôt des légions sauvages, tantôt des bandes héroïques.
Sauvages. Expliquons-nous sur ce mot. Ces hommes hérissés qui, dans les jours génésiaques du chaos révolutionnaire, déguenillés, hurlants, farouches, le casse-tête levé, la pique haute, se ruaient sue le vieux Paris bouleversé, que voulaient-ils ? Ils voulaient la fin des oppressions, la fin des tyrannies, la fin du glaive, le travail pour l’homme, l’instruction pour l’enfant, la douceur sociale pour la femme, la liberté, l’égalité, la fraternité, le pain pour tous, l’idée pour tous, l’édénisation du monde, le Progrès ; et cette chose sainte, bonne et douce, le progrès, poussés à bout, hors d’eux-mêmes, ils la réclamaient terribles, demi-nus, la massue au poing, le rugissement à la bouche. C’étaient les sauvages, oui ; mais les sauvages de la civilisation.
Ils proclamaient avec furie le droit : ils voulaient, fût-ce par le tremblement et l’épouvante, forcer le genre humain au paradis. Ils semblaient des barbares et ils étaient des sauveurs. Ils réclamaient la lumière avec le masque de la nuit.
En regard de ces hommes, farouches, nous en convenons et effrayants, mais farouches et effrayants pour le bien, il y a d’autres hommes, souriants, brodés, dorés, enrubannés, constellés, en bas de soie, en plumes blanches, en gants jaunes, en souliers vernis, qui, accoudés à une table de velours au coin d’une cheminée de marbre, insistent doucement pour le maintien et conservation du passé, du moyen-âge, du droit divin, du fanatisme, de l’ignorance, de l’esclavage, de la peine de mort, de la guerre, glorifiant à demi-voix et avec politesse le sabre, le bûcher et l’échafaud. Quant à nous, si nous étions forcés à l’option entre les barbares de la civilisation et les civilisés de la barbarie, nous choisirions les barbares. »

Œuvres romanesques complètes, Les Misérables, 1862, IVème partie, L’Idylle rue Plumet, V : Faits d’où l’Histoire sort et que l’Histoire ignore, Paris, Jean-Jacques Pauvert, 1962, p. 666-667.

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jeudi 3 novembre 2016 à 19h17 - par  Le Président

Lénine aurait-il lu Les Misérables ?

En effet, on peut le croire quand critiquant les capitalistes anglais et français en 1913, au sujet de leurs discussions sur la construction d’un éventuel tunnel sous La Manche, il intitule son article : La Barbarie civilisée.
Et il écrit cette phrase : " La barbarie capitaliste est plus forte que toute civilisation."

Voir : Lénine, Oeuvres, Paris, Editions sociales, Moscou, Editions du Progrès, 1975, t. 19, p. 417-418

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Rentrée scolaire
mercredi 7 octobre 2015 à 02h11 - par  Laurent Gensac

Vive les vacances !

Il nous semble, là, alors que l’année scolaire vient de commencer qu’il serait souhaitable que le Ministère de l’Éducation nationale se penche sur le Calendrier des Vacances scolaires, non pas pour en modifier les dates et les durées – encore que, il y aurait à dire – mais pour enfin le laïciser complètement dans sa dénomination.

Cela d’une part, dans le pur respect de la laïcité dans ses principes : la République ne reconnaît aucun culte, et d’autre part afin d’apaiser les tensions et autres formes de revendications qui ne cessent de croître entre les différentes croyances depuis quelques années, le tout finissant par troubler l’ordre public.

D’autant que la chose ne présente aucune difficulté apparente dans sa réalisation puisqu’existent déjà sur la base des « Quatre saisons » :
Les vacances d’hiver, Les vacances de printemps et Les vacances d’été.
Il suffira de remplacer « Toussaint » pour faire Les vacances d’automne et « Noël » pour avoir Les vacances du nouvel an.

Une telle initiative sera évidemment non seulement accueillie avec satisfaction par l’ensemble des citoyens, parce que plus cohérente avec la République, mais elle calmera en même temps les relations entre ceux qui se rengorgent et ceux qui se renfrognent en coulisse ; enfin elle rassurera aussi ceux qui dans la société française n’ont aucune option religieuse.
Rappelons à ce sujet les chiffres du sondage CSA de 2012 : si les chrétiens représentent 58% de la société, les athées en représentent 32%, l’Islam 6% et le judaïsme 1%.

Et puis, il y a encore dans ce pays, à tous les coins de rues peut-on dire, suffisamment de références au christianisme, pour qu’on en fasse l’économie dans le sein même de l’Éducation nationale.

En sortant de l’école

Laurent Gensac

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