Du « terrorisme » et « COMMENT EN SORTIR »

lundi 1er août 2016
par  Le Président

Du « terrorisme » et « COMMENT EN SORTIR »

Oui, certains totalement dépités se posent encore la question en ces termes.

En ce qui nous concerne nous nous efforçons de tenter d’y répondre depuis octobre 2014 ( L’État islamique : le « Cheval de Troie » des USA ? (1) , jusqu’à ces dernières réflexions datées du 23 juillet dernier : Drôles d’attentats pour une drôle de guerre.

Il y a, comme toujours, des réponses différentes selon le type guerre envisagé, sachant qu’une guerre « classique » n’est plus à l’ordre du jour, puisqu’elle serait nécessairement nucléaire et donc destructrice au point que ni l’impérialisme, ni la démocratie, ni l’humanité tout entière n’y trouverait son compte ; si bien que la « ruse de guerre », ou « terrorisme, mercenariat », associée au religieux semble assez bien convenir pour mettre à bas, ou tenter de le faire, les nations trop économiquement dépendantes. Alors si le terrorisme est le substitut de la guerre, arrêtons la guerre !

Dans ce sens nous vous invitons à lire ou relire un bref mais avisé extrait du livre de notre regretté camarade de lutte Georges Labica, Théorie de la violence, écrit en 2007, portant sur le processus de mondialisation de la guerre entrepris depuis 2001 et les Tours Center de New York, par les USA et les Coalisés.

« La guerre. S’il est un domaine qui suffirait à lui seul à caractériser la mondialisation, c’est bien celui de l’armement, conventionnel ou sophistiqué, première source de profits, dont on néglige tout simplement la fonction de destruction et de mort. La proclamation par le président étasunien, George Busch, de « la guerre infinie » s’est convertie en ordre du jour imposant aux nations le clivage entre alliées et adversaires, selon le plus archaïque manichéisme, d’un côté Ormuzd, le Bien, de l’autre Ahriman, le Mal. On remarquera que, venant d’un pays dont la guerre représente depuis sa fondation la modalité d’existence, puis qu’il n’a cessé de la pratiquer et, de préférence, mis à part le génocide indien et la guerre de Sécession, sur des territoires étrangers, cela n’a rien de surprenant.

Le Moi, nous apprend-t-on en psychologie de l’enfant, sous inspiration hégélienne, se pose en s’opposant. C’est, en l’occurrence, ce qui se passe, la figure de l’Autre est nécessaire, quitte à l’inventer, après le peau rouge, le nègre et le chicano ( surtout à usage interne ), et le communiste, voici le musulman, assimilé au terroriste. Il faudrait être sourd et aveugle pour ignorer quel fut l’élément déclenchant, savoir les attentats du 11 septembre 2001, sur lesquels la lumière ne semble pas être faite. Leur mondialisation, inversement proportionnelle à leur gravité, et la focalisation sur les Saint des Saints, pour la première fois touché, ont été orchestrées par un tel battage, qu’il est inutile de se demander à qui profite le crime. Au point que quelques mauvais esprits ont pu soupçonner Ben Laden, l’ancien ami, allié et financier d’être toujours membre de la CIA. Il n’était que le reflet, aussi fanatique que son modèle, et avant tout le prétexte à la mise en œuvre de plans arrêtés de longue date de « frappes » contre toute tentative de développement autonome ( ex. la Yougoslavie ) et de main mise sur les ressources énergétiques. Or, la cause des malheurs des Arabes ( et assimilés ) tenait à ce qu’ils n’avaient peut-être pas des idées ( en tout cas pas les mêmes ), mais qu’ils avaient le pétrole. Tant pis pour eux. Les conséquences de cette croisade si elles ont d’entrée de jeu ( « game is over » ) consisté en l’invasion des premiers pays d’une liste non close, Afghanistan, Irak, en attendant l’Iran, la Syrie, la Corée du Nord, entre autres inscrits, ne s’y sont nullement limitées. Elles ont permis, sans autre opposition que quelques rodomontades, d’endurcir encore davantage l’hégémonie étasunienne sur les assujettis consentants et leur représentation internationale, l’ONU. Dans un monde déjà enserré dans le maillage des réseaux de renseignements et des bases militaires, le discours sécuritaire, converti en idéologie dominante a, de plus, avec le fameux Patriot Act, rendu de fiers services à tous les gouvernements qui l’ont fait leur, en même temps qu’il a créé une fort prospère industrie et fait sortir des « experts en terrorisme », comme champignons après la pluie. Derrière les dispositifs destinés à susciter et à entretenir les frayeurs collectives, afin de s’assurer le ralliement des opinions, tels que la multiplication tatillonne des contrôles dans les transports, singulièrement aériens, et des mesures de préservation des bâtiments publics, ils se sont employés à faire d’une pierre deux coups : modification des codes législatifs dans le sens d’une surveillance accrue des citoyens et d’un alourdissement des sanctions, et, d’autre part, forclusion des préoccupations sociales assortie du contingentement imposé des manifestations revendicatives. »


Commentaires

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Du « terrorisme » et « COMMENT EN SORTIR »
mardi 16 août 2016 à 21h35 - par  Youri

Est-ce à nouveau la Ruée vers l’Est… ?

Et oui, vous avez raison d’avoir repris l’idée du « Cheval de Troie » pour dévoiler la ruse de
guerre des États-Unis d’Amérique et de ses coalisés. C’est tout à fait cela, à quoi il faut naturellement ajouter la religion comme support idéologique mobilisateur, prétexte à laquelle elle s’est toujours prêtée par intérêt partagé, aux côtés des états colonisateurs ; sans remonter aux Croisades, il suffit de se rappeler les rapports très étroits qui existèrent entre le groupe islamique Al- Qaïda et le gouvernement des États-Unis en 2001 et qui n’a jamais cessé, même si ben Laden a été exécuté…

Mais ce qui est surprenant, et dont personne ne semble se soucier, hormis vous, c’est que tout de suite après son élection en 2012, le président Hollande a déclaré, au retour de sa visite à Obama : « Il faut que Bachar el-Assad s’en aille ! ».

C’est donc que l’ennemi à abattre, celui contre lequel il a engagé la guerre, c’est Bachar el-Assad ! Contre lui et lui seul, contre la République arabe syrienne ! C’est là vérité dite, c’est là ce que tous les Français ont compris : Hollande, Valls, les ministres et les vénaux médias le répètent à longueur de journée depuis 2012.

Or, de puis cette date, qui sème l’horreur, les massacres, les pillages en Syrie ? Qui attaque réellement sur le terrain la Syrie si ce n’est Deach, si ce ne sont ces terroristes islamistes ?
Alors pourquoi, la France et ses coalisés s’en prendraient-ils à eux, à ceux qui poursuivent le même but éliminer le régime en place ? Pourquoi le gouvernement français serait-il « en guerre contre ces terroristes » comme il l’affirme sans cesse ? Et pourquoi ont-ils déclinés l’aide de la Russie et la Chine pour accélérer la fin cet Etat islamique où qu’il soit, tant en Syrie qu’en Irak ?

La réponse à ces questions, c’est Bachar el-Assad qui l’a donnée au journaliste de France2, David Pujadas en avril 2015 : « On ne peut pas lutter contre le terrorisme et armer les terroristes. »

C’est bien là vérité ! La coalition ne frappe pas Deach, mais elle le crée et l’entretien, c’est la main tueuse de l’occident au Moyen Orient et ici-même ; un des « terroristes » du Bataclan ne criait-il pas avant d’être abattu « C’est la faute de Hollande ! Il n’a pas à intervenir en Syrie » AFP 14 11 2015 6h30. Tout le reste n’est que mensonges aux allures de vérité.

C’est pourquoi le socialiste Hollande se prépare avec ses chers coalisés, en plus du Cheval de Troie, à toutes sortes de provocations militaires contre la Syrie bien entendu, mais aussi contre la Turquie et la Russie et autres voisins ; méthode menée depuis plus de soixante-dix ans par l’impérialisme financier occidental cherchant à créer un climat dans lequel les peuples vivraient dans une crainte permanente, permettant ainsi de substituer le brigandage au droit international, et la perfidie aux pourparlers honnêtes entre États souverains et égaux.

Puisque tout est prêt pour la guerre, les bases de l’OTAN bien placées, bien pourvues en matériel, tel ce « bouclier antimissile US » qui ces jours-ci « s’est déployé en Europe » pas loin de la Russie, puisque certaines nations voisines des lieux sont acquises à cette idée, allez-y Monsieur le président ! Allez-y !

Et si vous n’allez pas jusqu’au bout de vos décisions, si vous vous démettez, le peuple qui travaille, ou qui n’a pas de travail, la grande masse des Français que vous aurez dupée, trahie, elle ne vous a pas mandaté, mais elle saura s’en souvenir. Il vous reste quelque mois.

Youri

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Du « terrorisme » et « COMMENT EN SORTIR »
samedi 13 août 2016 à 19h44 - par  Atheïsme International

Le soi-disant État islamique s’avère bien être, tous les jours un peu plus, la « ruse de guerre », le Cheval de Troie des USA, c’est-à-dire de la Coalition arabo-occidentale, comme prétexte à faire de la Syrie, à l’instar de l’Irak, un nouvel état des États-Unis d’Amérique.

Depuis 2011 ils s’acharnent, et nos gouvernants avec, de nous faire accroire que le président de la République arabe de Syrie, pour répondre à un mouvement d’opposition à sa politique, utiliserait d’ « armes chimiques ». Ce qui n’a jamais été prouvé mais inventé, avec l’appui de l’hypothétique Observatoire des droits de l’homme de Syrie ( De toute évidence trois gugusses d’un Service de renseignements installés à Londres ), tout comme pour l’Irak avec le petit matamore Busch, pour justifier une occupation illégale mais lucrative du pays ; en fait, il s’agit du capitalisme mondial occidental à l’œuvre dans la nécessaire course au pétrole pour sa survie.

En effet, aujourd’hui on ressort cet incontournable prétexte des armes chimiques, alors que la Russie, alliée militaire de la Syrie a demandé à l’ONU une trêve de quelques heures par jour pour l’acheminement de vivres et de secours auprès des populations civiles, notamment à Alep.

Mais l’auguste assemblée arguant du fait que « que cette proposition unilatérale de Moscou était insuffisante pour acheminer l’aide nécessaire aux habitants…qu’il fallait la porter à 48 heures. AFP » a répondu bien entendu par la négative, étant toute à l’écoute des USA.

Ce qui veut donc dire une fois encore que la Coalition arabo-occidentale menée par les étasuniens ne combat pas le moins du monde l’État islamique, mais seulement la République arabe syrienne en exigeant au mépris de tout droit international, le départ de son président qui s’oppose à l’objectif des coalisés : faire passer le pétrole d’Irak en Europe en traversant la Syrie pour le plus grand bénéfice du pétrodollar.

Une pause de 3 heures tous les jours ne gênait en rien le combat contre Daech, bien au contraire, la permanence de la lutte expose davantage les belligérants ; mais il faut bien les réapprovisionner ces mercenaires et ce serait alors trop exposer leur infrastructure militaire.

Nous, citoyens français, devons nous positionner en conséquence au plus vite pour sortir notre pays de cette implication : guerrière en Syrie, « terroriste » en Europe.
Car les intérêts du capitalisme occidental ne sont pas les nôtres, ni la définition du socialisme dont se prévaut le parti socialiste français au pouvoir, ni la conception de la souveraineté des nations entre elles.

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Du « terrorisme » et « COMMENT EN SORTIR »
dimanche 7 août 2016 à 09h30 - par  Olivia Dune

Comment sortir du terrorisme…

Madame Martine Aubry, maire de Lille, vient de trouver une réponse à cette question : suppression de tout rassemblement important nécessitant une surveillance policière impossible à rassembler, telle la grande braderie qui se déroule chaque année dans sa commune et qu’elle a annulée, précisant : « Vous imaginez le massacre, l’horreur avant que la police ne puisse arriver. »
Ce n’est certainement pas de cette façon-là que l’on peut se préserver du-dit « terrorisme » ; le plus ou moins grand nombre de citoyens à surveiller ne fait pas règle, pour preuve l’assassinat du prêtre il y a quelques jours.

Si elle est vraiment sincère et convaincue de ce qu’elle avance, elle devrait plutôt agir avec la sagacité de responsable politique socialiste qu’elle prétend être.
Car enfin, le président de la République, lui-même socialiste aussi rappelons-le une fois encore, a déclaré dès son élection en 2012 : « Il faut que Bachar el-Assad s’en aille ! » et non pas « Il faut que Daech s’en aille ».

En clair cela signifie que si « nous sommes en guerre » comme il aime à le rappeler sans cesse, c’est bien contre la Syrie, et non contre le terrorisme islamiste !
Or donc, Madame Aubry en toute logique devrait plutôt dire à ses administrés : « Nous ne pouvons maintenir la braderie parce que nous sommes en guerre, aussi aidez-nous, rassemblez-vous pour exiger une paix rapide avec la Syrie et il n’y aura plus de terrorisme. Je vous le garantis. »

Mais voilà comment fonctionne la duperie de ce gouvernement que nous ne pouvons cautionner.

Aussi il nous appartient, citoyens de ce pays, pour en finir avec ce pseudo-terrorisme de nous rassembler au plus tôt sur ce mot d’ordre :

« CESSEZ LA GUERRE EN SYRIE ! SORTONS DE LA COALITION ! »

Olivia DUNE