Dans l’eau de la claire fontaine...

vendredi 19 août 2016
par  Laurent Gensac

A Messanges même, cela a commencé dans les années 70, il n’y avait pas encore de plage officielle, on se baignait nu !!! Et cela est entré dans les mœurs entre habillés et nudistes ; bien sûr quand la plage officielle fut créée on alla un peu plus loin, mais il n’ y a jamais eu de problème ni par la municipalité, ni par la police, ni par les vacanciers car les nudistes furent de plus en plus nombreux ; et peu à peu la limite s’est rétrécie entre habillés et dévêtus.

Dans l’eau de la claire fontaine

elle se baignait toute nue…

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Après l’émancipation des consciences et des corps, comme on peut le voir ci-dessus,

hautement gagnée par les citoyens de la République française en deux siècles,

voilà l’aliénation, la superstition, la provocation religieuse qui apparaît aujourd’hui

sur les plages de France par des femmes revêtues d’un habit révélant leur appartenance à la religion musulmane !

Le « burquini » sorte de pyjama-burqua.

Les citoyens-maires locaux ont pris le devant, face à un État défaillant en ce domaine – le président Hollande est en conférence privée avec le pape – pour réagir rapidement et interdire l’accès aux plages publiques à ces baigneuses venues tout droit de limbes moyenâgeuses.

Certes le premier ministre a déclaré hier qu’ : « il comprenait » et « soutenait les maires », car « le port du burkini n’est pas compatible avec les valeurs de la France et de la République. » et qu’ils étaient « motivés par la volonté d’encourager le vivre ensemble, sans arrière pensée politique. » et que « les plages, comme tout espace public, doivent être préservées des revendications religieuses. »

Très bien, mais quelles sont ces « valeurs » de la République et que recouvre ce « vivre ensemble », si ce ne sont les valeurs de respect mutuel contenues dans les principes et les applications mêmes de la laïcité en France précisés par la loi de Séparation des Églises et de l’État de 1905 !

Or, à aucun moment le premier ministre ou Monsieur Chevènement n’ont prononcé le mot de laïcité. Pourquoi ? Veut-on qu’on l’oublie ? Sans doute.

Pourtant, dans le cas présent la loi précise bien les choses : La République ne reconnaît aucun culte, dit dans l’article 2 de ses Principes. Alors pourquoi par son vêtement vouloir faire connaître sa croyance ? Mais, et c’est l’horrible réalité, comment le gouvernement pourrait-il exiger des cultes un respect total de la loi sur la laïcité, quand lui-même ne la respecte pas : par exemple en laissant volontairement la croix chrétienne sur le dôme du Panthéon, monument national ( voir sur le Site ) ; c’est cent fois pire que de s’exhiber en burquini !

Et cela se confirme quand Monsieur Valls ajoute : « Avant de penser à légiférer, nous ferons appliquer la loi interdisant le port du voile intégral dans l’espace public. » Ah bon ! Parce que depuis 2011 on ne l’appliquait pas ! Pourquoi ?…En outre cette loi ne s’intitule pas « loi sur le port du voile intégral » mais loi « Interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public ».

C’est cocasse car dans le cas du burquini, tout le corps est recouvert sauf le visage bien entendu !

Quand je pense que sur les plages de Messanges, ci-dessus cité, gens d’ici, gens d’ailleurs se baignaient, et se baignent depuis près de cinquante ans, en toute tranquillité, sans souci de décence ou indécence, simplement un peu à l’écart des limites de la plage surveillée, dans leur plus simple appareil…et que jamais il n’est venu à l’idée d’une quelconque autorité de venir troubler cet état naturel du vivre ensemble !

C’est à se demander si la raison humaine est encore le guide des élus de la République laïque.

Alors, citoyennes et citoyens attention aux civilisés de la barbarie !

Laurent Gensac


Commentaires

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Dans l’eau de la claire fontaine...
mercredi 24 août 2016 à 19h12 - par  Le Président

Ce qui caractérise les croyants dans le dialogue, c’est en général, il faut bien le constater, une nette absence d’ouverture, de cohérence dans la réflexion ; certes autant ils sauront mettre de l’essence dans le réservoir de leur véhicule, c’est-à-dire l’énergie nécessaire à actionner le mouvement, autant ils sont incapables d’avoir le moindre début d’analyse, de compréhension, de raisonnement dans leur façon d’envisager la vie.

Tout chez eux se pense, se définit, s’explique par rapport à Dieu et au culte qu’ils lui vouent. L’aliénation mentale est totale : leur façon d’entamer une relation, de comprendre une situation, de se comporter vis-à-vis des autres, de réfléchir sur le politique et le social, tout passe par le ( ou les ) Livre, par la référence au code divin.

L’exemple des signes d’appartenance à un culte en font foi. Toute leur conduite consiste à s’efforcer de faire passer avant toute chose, avant tout raisonnement, avant toute explication, à ce qui est dicté par leur croyance. Rien d’autre ne semble les motiver que leur opinion, toute tentative de dialogue devient impossible et ils vous traiteront d’intolérant.
Vous leur direz qu’il ne s’agit pas de tolérance, mais d’observer, de respecter une loi, ils répondront que ce n’est pas « leur » loi, et que c’est à la loi des hommes à être modifiée en conséquence, car c’est dans « notre tradition ancestrale » on ne peut y toucher. Ah ! la « tradition », cette vis inertiae, cette grande force retardatrice de l’histoire dont parlait Engels, c’est le mot qui revient aujourd’hui, le plus souvent, dans le langage des médias ! C’est grave.
C’est grave parce que ces croyants s’imaginent que leur loi de Dieu doit être reconnue aussi par l’ensemble de la population, alors qu’elle ne concerne qu’eux, et uniquement eux.
Mais que par contre une loi faite par la majorité des citoyens d’une République doit être appliquée et respectée par tous y compris par les croyants.

Ils ne le supportent pas et ils font le forcing auprès des élus pour tenter de la modifier d’une façon ou d’une autre, tel le président du Conseil français du culte musulman demandant aujourd’hui même à être reçu « en urgence » par le ministre de l’Intérieur, face aux nombreux arrêtés municipaux pris à l’encontre du port du burquini des musulmanes sur les plages de l’hexagone. Ce monsieur s’inquiète même que cela puisse déclencher un « débat public ». Ah ! Mais oui, Monsieur, le débat public justement c’est la démocratie, tout à l’opposé de la théocratie !
Il vous faut en passer par là. Sinon, c’est la justice qui sanctionnera pour non-respect de la loi.
Imaginez un peu j’arrive d’un pays où la loi est de circuler à gauche, comme chez nos voisins d’outre-Manche ; je viens ici en France et je roule à droite, j’applique la loi en vigueur, vais-je continuer de rouler à gauche ? C’est exactement le même comportement avec la loi laïque de la République française.
Pourquoi vouloir tenter de faire « reconnaître » son culte, quand la République n’en « reconnaît aucun », mais vous garantit la liberté de croire ou de ne pas croire dans une discrétion qui elle, relève de la plus élémentaire des civilités. Et çà, faut aussi le savoir.

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